– Art. 15 – Doué

 

Doué : l’usine de méthanisation

devrait être opérationnelle en 2018.

 

Mais les acteurs Douessins ne veulent pas prendre de risque et ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’à

Louzy (TIPER méthanisation)près de Thouars (Voir article 5 du blog).

Pour ce faire, ils sont allés visités une usine qui fonctionne à plein régime, le mercredi 11 mars dernier,

à Mortagne-sur-Sèvre.

Doué Métha - Image collectif en visite

 

 La délégation Douessine devant l’usine Mortagnaise

Le projet Agri-Bio-Méthane de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée), à proximité immédiate de Cholet, est porté par 10 agriculteurs,

provenant de 4 exploitations différentes. Un investissement de 3,4 millions d’euros a été nécessaire à la construction de cette

usine, qui fonctionne grâce à l’apport des fumiers et lisiers des exploitations puis par le traitement de déchets des industries

agro-alimentaires locales.

Répartition des intrants  

Lisiers et fumiers des exploitations : 14900 Tonnes/an

Sous produits et déchets de l’industrie agroalimentaire : 6050 Tonnes/an

(Graisses d’abattoirs – Graisses de transformation de volailles – Déchets de biscuiterie industrielle)

Ensuite, le bio-méthane est injecté dans le réseau de gaz, à un débit de 65 Nm³/h. Cette énergie correspond aux besoins de

chauffage d’environ 500 maisons.

 

À l’inverse du projet  »TIPER méthanisation »  de Louzy, près de Thouars,

le projet Agri-Bio-Méthane de Mortagne-sur-Sèvre est aujourd’hui rentable …/…

 

Jean-François Corbin, délégué territorial dans le Layon-Saumurois à la Chambre d’Agriculture

du département de Maine-et-Loire explique : 

 

« De plus, l’usine est parfaitement intégrée localement (aucune odeur, un site très propre) …/… 

Les actionnaires sont les agriculteurs du projet, ce qui explique sa réussite.

À Thouars, (cf. TIPER méthanisation) il y a trop de différence entre les acteurs  qui investissent dans le capital et la réalité

du terrain.

À Mortagne-sur-Sèvres, les agriculteurs s’investissent réellement dans le projet,

que ce soit financièrement ou humainement. Ils travaillent et vivent tous à

proximité de l’usine et ne veulent surtout pas que les mauvaises odeurs

viennent déranger le quotidien des habitants. …/… »

 

Quelques réflexions et comparaisons avec le projet SAINT LOUIS ENERGIES :

                               *Activité agricole (>70%) tel que le recommande l’Ademe,

                               *Suppression d’utilisation de boues, et d’intrants sous emballages,

                               *suppression des moteurs de cogénération, donc simplification de la maintenance,

                               *simplification du procédé de traitement  et absence de dispersion d’eau osmosée dans la nappe phréatique,

                               *réduction drastique du trafic des véhicules de transport des intrants non agricoles,

                               *réduction des tailles des digesteur/post digesteur pouvant même être en semi enterrés, afin

                                 de diminuer l’impact visuel.

 

                Mais un point délicat demeure !!

Le site d’implantation doit être situé au plus prés d’un poste GRDF. 

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– Art. 14 – Chacun doit pouvoir bénéficier d’un droit au paysage

Mais que vont penser nos interlocuteurs régionaux

présents le jeudi 9  !?….

 

« Chacun doit pouvoir bénéficier d’un droit au paysage »

Ségolène Royal

 

La lutte contre les inégalités passe par le droit de chaque Français à un paysage de qualité dans sa vie quotidienne. Cette conviction sous-tend le plan national d’action portée par la ministre de l’Ecologie. Ségolène Royal en détaille les mesures et en commente l’esprit, dans l’interview exclusive qu’elle a accordée à Paysage Actualités pour son édition d’avril.

 

Etablissez-vous un lien entre ce plan et les deux lois majeures que vous portez cette année sur la transition énergétique et la biodiversité ?

S.R. : Oui car, dans ces domaines, tout se tient : l’excellence environnementale et l’excellence paysagère. …/…

S’engager dans une économie plus circulaire, c’est réduire le gâchis énergétique mais aussi les déchets et les décharges qui défigurent la nature. …/…

La loi relative à la biodiversité, que je défends en ce moment à l’Assemblée nationale, vise à mieux protéger nos richesses naturelles, terrestres et aquatiques. Depuis la loi sur la nature de 1976, la France s’est dotée de moyens d’action comme le Conservatoire du littoral ou les parcs naturels régionaux et nationaux, qui ont permis des progrès importants, mais le temps était venu d’une approche plus globale et de passer la vitesse supérieure pour protéger plus efficacement notre patrimoine naturel. …/…

Préserver les continuités écologiques et ce qu’on appelle « la trame verte et bleue », mieux protéger les espèces comme les espaces, développer le génie écologique, prévoir une obligation de prévention, de restauration et de compensation, c’est aussi prendre mieux soin de nos paysages. …/…

Cette loi de reconquête modernise la politique des sites et innove en englobant, au-delà de nos lieux les plus remarquables et des zones protégées, les paysages du quotidien qui font la qualité de vie de tous les Français. Elle définit des objectifs de qualité paysagère et renforce leur prise en compte dans tous les projets de territoire et d’aménagement car ce capital paysager est notre bien commun. …/…

Souhaitez-vous qu’une empreinte paysagère marque d’autres politiques publiques ?

S.R. : Cette prise en compte est nécessaire car les enjeux des paysages sont écologiques, économiques, sociaux, sanitaires et culturels et j’y travaille avec mes collègues ministres les plus directement concernés. L’agriculture verte et l’agroforesterie contribuent à maintenir ou recréer des paysages de qualité. Les journées européennes du patrimoine associeront désormais chaque année, comme en 2014, patrimoine naturel et patrimoine culturel, monuments de la nature et de l’architecture dont la beauté et la formidable variété méritent d’être mises en valeur ensemble et partagées avec tous car elles sont constitutives de notre identité collective. …/…

Pourquoi le paysage revêt-il tant d’importance dans votre message politique ?

S.R. : …/… Au cœur de la réconciliation entre environnement et économie, entre activités humaines et reprise en main de notre destin climatique. Au cœur d’un dialogue environnemental renforcé et d’une démocratie vivifiée qui associe les citoyens aux décisions qui les concernent. Ils incitent toutes les forces vives de notre pays – citoyens, territoires, entreprises – à joindre leurs forces pour un but partagé. Ils sont, pour tout dire, la beauté de l’écologie et la poésie de l’action publique. …/…

Votre attachement à ce thème a-t-il précédé votre engagement public ?

S.R. : …/… j’ai été convaincue très tôt qu’il ne fallait traiter la nature ni comme un entrepôt passif de ressources inépuisables à exploiter toujours plus, ni comme une réalité figée à mettre sous cloche, mais comme une partenaire dont les rythmes de renouvellement et les écosystèmes, qui nous rendent tant de services vitaux, doivent être ménagés si nous ne voulons pas, comme le dit Hubert Reeves, « scier la branche sur laquelle nous sommes assis » et détruire irrémédiablement ce tissu du vivant dont nous sommes partie prenante.

Quel bilan tirez-vous de l’application de la loi Paysages de 1993 ?

S.R. : …/… La loi de 1993 a donné une impulsion, fourni une base législative à la création des parcs naturels régionaux, conduit à la labellisation de paysages et de produits de qualité. Elle faisait obligation aux documents d’urbanisme et aux aménagements fonciers de prendre en compte la protection et la mise en valeur des paysages. Elle promouvait la réalisation d’inventaires locaux de la faune et de la flore, ces atlas qui se sont partout développés. …/… 

Mais il était devenu nécessaire de l’actualiser et possible de l’enrichir, ce qui n’avait pas été fait à l’occasion du Grenelle de l’Environnement. La loi relative à la biodiversité prolonge et renforce le texte de 1993. …/…

L’idée du paysage de l’après-pétrole s’est traduite, ces dernières semaines, par une chaire universitaire que vous parrainez et par la naissance d’une association que vous soutenez. Pourquoi ce cap de l’après-pétrole ?

S.R.: …/… Le passage à l’après-pétrole, un des objectifs de la loi de transition énergétique, permet de reconfigurer les espaces sur d’autres bases, plus équilibrées et plus participatives, et de remettre la qualité paysagère au cœur des décisions d’aménagement.

Les territoires de l’après-pétrole devront être choisis et non subis ; ils devront

conjuguer attention à l’environnement, maîtrise de la dérive climatique et droit à

des paysages de qualité. …/… 

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– Art. 13 – Et pendant ce temps là ….,

– Art. 13 – Et pendant ce temps là, à Saint-Gilles-du-Mené »

Géotexia - Pompiers

(Source Ouest-France)

Ce jeudi 9, au alentour de 15 h 30, les sapeurs-pompiers de Plémet et de Loudéac sont intervenus pour un feu,

à l’usine de méthanisation Géotexia, situé à Saint-Gilles-du-Mené (Côtes-d’Armor).

Aucune victime n’est à déplorer.

Selon le responsable d’exploitation, « Un renouvellement de matériel est à envisager.« 

 

Ouest France : La cuve servant au post-digestat a subi d’importants dommages, il y a quelques mois. 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

« Cet incident est en cours d’étude technique. Nous attendons la belle saison pour le réparerindique

Pascal Soulabail. Il n’y a aucun danger pour l’environnement. » 

Une seule conséquence d’après le PDG : « Nous perdons en souplesse sur l’exploitation de l’unité car cela

servait de stockage tampon. Ce n’est pas un souci majeur, mais l’impact visuel est important. Aujourd’hui,

on marche sans. »

 

 

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