800 – 400 = 400 veaux engraissés en toute illégalité dans l’exploitation GAEC Saint – Louis à Anthon ! Anthon, le mardi 7 mars 2017

Communiqué de Presse
Depuis de nombreuses années, les politiques de traçabilité des produits alimentaires n’ont jamais été aussi rigoureuses en France pour s’assurer que, de leur production jusqu’à l’assiette des consommateurs, tout soit mis en œuvre pour une qualité irréprochable essentielle à la santé.
Dans ce contexte, la création d’un élevage ou la modification des moyens et volumes de production (augmentation de cheptel) doit faire l’objet d’une procédure administrative stricte définie par décret le 10 août 2005 et modifié le 15 juillet 2011. Ainsi, l’activité d’élevage de veaux et bovins à l’engraissement est soumise au régime de ‘’ l’Autorisation d’exploitation’’ dès lors que l’on dépasse 400 têtes de bétail destinés à la boucherie.

Ayant combattu avec succès un premier projet d’unité de méthanisation à Anthon contrevenant à un ensemble de dispositions législatives et réglementaires, L’ADENI dans son rôle de veille s’insurge aujourd’hui contre l’exploitation, sans arrêté préfectoral préalable, par les dirigeants du Groupement GAEC Saint-Louis d’une plateforme d’engraissement d’un cheptel de 800 bovins!
De toute évidence, ce nouveau manquement au code de l’environnement interpelle l’ADENI à l’heure même ou les associés de la SAS Saint – Louis Energies s’apprêtent à déposer un nouveau projet d’unité de méthanisation sur notre commune.

Quel crédit, en effet, accorder à ce nouveau projet alors que ses initiateurs ont prouvé, par le passé, qu’ils n’hésitaient pas à ‘’mettre les pieds au delà de la ligne jaune’’!
Dans un communiqué daté de Juin 2016, Saint-Louis Energies fait état d’une unité conçue pour traiter un volume de 18.300 tonnes de matières organiques dont le dimensionnement serait de 2/3 inférieur au projet initial. Comment être assuré que ces volumes ne seront pas allègrement dépassés au fil des années et que la proportion majoritaire des déchets agricoles par rapport aux déchets industriels sera bel et bien respectée ?

En ce début d’année 2017, L’ADENI est plus que jamais mobilisée pour exercer sa mission de veille et d’alerte en vue de combattre tout projet qui pourrait mettre en péril les intérêts et la qualité de vie des habitants d’Anthon et des communes voisines.

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