Art. 26 – Actualités automne 2016

Bonjour à tous,

Certains d’entre vous ont fait part, ici et là, de leur inquiétude sur l’activité de notre association.

Ils fondaient leur crainte sur l’immobilité du site d’ADENI.

Nous vous comprenons, mais souvenez-vous …

A l’occasion des dernières réunions, ou encore dans le contenu de nos dernières correspondances,  nous avions attiré votre attention sur le fait qu’à l’issue de la première bataille, celle menée contre le projet d’installation de l’unité de méthanisation, nous allions orienter nos actions vers toutes les formes actuelles de nuisances identifiées dans le cadre des activités de Confluence Amendements et autres.

Depuis plusieurs mois, tous les membres de l’équipe, du conseil d’administration et du bureau, sont discrètement actifs ; dans le recueil d’informations, la recherche et l’identification d’éléments, ici ou ailleurs, qui pourraient rendre nos actions à venir infaillibles. Parce qu’elles doivent être efficaces tout en évitant de nous conduire imprudents et impuissants devant les tribunaux.

En attendant n’hésitez pas à renouveler vos appels sur le numéro vert mis en place par la communauté de communes et d’y indiquer votre nom, adresse, le jour et l’heure, ou les heures, durant laquelle, ou lesquelles, vous subissez des nuisances olfactives en provenance des plateformes de compostage. C’est à ces conditions que la préfecture prendra dans les semaines à venir un arrêté pour la mise en place d’un observatoire des odeurs.

A tous nous renouvelons nos remerciements pour la confiance accordée et votre soutien et si possible traduisez ce dernier par le renouvellement de vos adhésions, elles s’avéreront précieuses dans les semaines à venir.

Au plaisir de nous retrouver.

Bien cordialement,

Le bureau

Anthon, le 03 septembre 2016.

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Art. 25 – Un véritable scénario de cinéma !

Un véritable scénario de cinéma !

(semaine 42 – 2015)

Les rumeurs disaient l’affaire enterrée, pliée, et bien sachez qu’il n’en est rien.

Alors que tout le paysage politico-institutionnel nous paraissait bien calme,

le vieux démon se réveille !

SOUS-PREFECTURE DE VIENNE – Bureau du développement des territoires

Vienne, le 23 septembre 2015

Relevé de décisions de la réunion du 3 avril 2015.

Projet d’une unité de méthanisation présenté par la société SAINT-LOUIS ENREGIES à Anthon.  

On vous fera grâce de toute la partie présentation pour ne retenir que les propos et conclusions de Madame Le sous-préfet.

Propos :

« Madame le sous-préfet indique tout d’abord que le commissaire enquêteur, suite à l’enquête publique, donne plutôt un avis favorable à ce projet.

Cependant il s’avère que la consultation est notoirement insuffisante. 61 communes étant concernées, soit par l’installation proprement dite, soit par le plan d’épandage et 8 communes seulement ont été consultées. La consultation de l’ensemble des communes concernées par le plan d’épandage apparaît indispensable.

Ce défaut de consultation fait courir un risque majeur sur le plan juridique.

Il convient donc de revoir le dossier d’épandage qui doit comprendre une étude d’impact complète portant sur l’ensemble des 61 communes concernées notamment au regard de la vulnérabilité de ce territoire aux nitrates (teneur en nitrates des produits sortants).

Il est nécessaire également de connaitre précisément l’origine géographique des intrants et la destination précise des sortants (afin d’évaluer le bilan carbone global de ce projet et d’identifier les éventuels problèmes de circulation routière).

Le pétitionnaire doit apporter en outre des informations complémentaires sur les stockages dits intermédiaires.

Au vu de ces éléments complémentaires, nécessaires à une bonne compréhension du projet le préfet saisira l’Autorité Environnementale qui a 2 mois maximum pour donner son avis. Lorsque cet avis sera émis, il est proposé que les préfets de l’Isère, du Rhône et de l’Ain prennent un arrêté interdépartemental d’ouverture d’enquête publique qui permettra une consultation complète de l’ensemble des communes impactées à la fois par l’installation et par le plan d’épandage. La consultation sera ainsi réelle et sérieuse et par conséquent inattaquable sur le plan juridique. Un nouveau commissaire enquêteur sera nommé.

Madame le sous-préfet invite également SAINT-LOUIS ENERGIES à se rapprocher du maire d’Anthon pour examiner le pré-requis concernant l’aspect urbanisme et le conseil départemental pour les questions relatives aux aménagements de voiries. »

Conclusions :

« Madame le sous-préfet indique que si des erreurs ont pu être commises par l’Etat ou le porteur de projet dans la gestion de ce projet, il convient à présent de reconsidérer ce dossier afin d’assurer une concertation élargie et complète. Elle indique qu’il sera demandé à l’Autorité Environnementale de rendre rapidement son avis (10 jours minimum ; 2 mois maximum).

Elle invite SAINT-LOUIS ENERGIES à se rapprocher de Monsieur le maire d’Anthon pour l’aider à porter ce projet auprès de la population. Il convient d’engager le dialogue entre les différents acteurs afin d’établir une connaissance respective et transparente de ce dossier. »   

Si vous doutiez de l’intérêt de votre présence

à l’occasion de l’assemblée générale de l’association, le jeudi 5 novembre prochain,

et si vous attendiez une bonne raison de vous motiver à adhérer

ne cherchez plus !

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Art. 24 – Une action de la part du porteur de projet

(semaine 31 – 2015)

Alors que nous attendions de la part des services préfectoraux une confirmation, 

sur le contenu de la réunion réalisée en Sous-préfecture début avril,

c’est à l’occasion du dernier conseil municipal que nous avons eu connaissance

des intentions du président de la SAS Saint-Louis Energies.   

Ce dernier, au moyen d’une correspondance, a sollicité en ces termes,

un entretien avec les élus de la commune :

« En accord avec la Préfecture de l’Isère, nous avons prorogé le délai d’instruction de notre dossier ICPE de 6 mois.

Nous souhaitons mettre à profit ce délai pour prendre en compte certaines remarques entendues lors de l’enquête publique. Toujours autant motivés par le développement des énergies renouvelables et l’accomplissement de ce projet, nous envisageons plusieurs axes de réflexions et voudrions échanger avec vous de ces différents points. 

Nous souhaitons donc rencontrer à la date qui vous conviendra, M. le Maire ainsi que les Conseillers Municipaux intéressés par ce dossier, pour pouvoir apporter les renseignements nécessaires. »

Et le conseil municipal d’approuver la réponse proposée par Monsieur le Maire :

« Compte tenu des congés d’été, cette rencontre ne pourra pas avoir lieu avant la fin du mois d’Août.

D’autre part, vous ne précisez pas qui sera présent et interviendra lors de cette rencontre, ni les grands axes de vos réflexions. 

Aussi, vous l’avez constaté, ce dossier dépasse très largement le cadre du conseil municipal, et en fonction des thèmes abordés, il serait peut-être normal que tous les acteurs locaux soient présents ou représentés: conseil municipal, élus locaux, population, associations…

Le conseil municipal d’Anthon ne veut pas de nouveau se trouver en porte à faux avec son entourage ou être « pris en otage » pour avoir assisté à une rencontre…

En fonction des précisions que vous voudrez bien nous apporter, nous lancerons les invitations pour une date que nous fixerons sur fin Août, début Septembre.

Enfin, compte tenu des problèmes rencontrés et que vous ne pouvez pas ignorer, qui s’accentuent encore avec la chaleur, je ne peux pas vous cacher que notre capacité d’écoute et de réflexion sera conditionnée à votre volonté et votre capacité à réduire les  nuisances olfactives des plateformes de compostage.
Dans l’attente de vos précisions…
»

Suite à ces échanges nous devons rester très vigilants, disponibles et réactifs

sous quelque forme que ce soit.

Parce que si depuis décembre nous avons manifesté de grandes inquiétudes,

au regard du processus global d’exploitation du projet porté par la SAS Saint-Louis Energies,

tout le travail accompli sur les mois de juin et juillet renforce nos craintes.

En effet, si la production de gaz au moyen de la digestion maîtrisée de matières organiques est connue,

il n’en est pas de même pour la gestion amont et aval de cette filière.

Nous étayerons nos propos sur ces questions dans les semaines à venir.

En attendant nous vous souhaitons à toutes et tous d’agréables vacances.

Le bureau     

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Art. 23 – Manifestation 14-06-2015

Nous étions près de 400 !!

toutes générations confondues,

DCIM100MEDIADCIM100MEDIA

Marche 

malgré une météo peu propice, réunis en lisière des Franchises

pour dire, NON !

au projet d’installation de l’unité industrielle de méthanisation.

Et c’était là notre première action, d’autres, peut-être moins champêtres suivront.

SERRONS NOUS LES COUDES

ET SOYONS CITOYENS !!

Ce ne sont pas quelques subterfuges administratifs qui viendront à bout de notre conviction.   

Il ne s’agit pas là d’une simple opposition de principe. Il faut que les autorités prennent conscience que le

monde agricole n’a pas, sous quelque prétexte que ce soit, à assumer le travail des collectivités, et à cette

occasion faire disparaître nos polluants au travers de cette dispersion à grande échelle qu’est l’épandage.

Foule 1Foule 2Foule 3

Si comme nous,

Vous voulez exprimer votre incompréhension et votre opposition à l’image bafouée d’une activité pourtant vertueuse,

Vous voulez alerter, les autorités, les élus régionaux et nationaux sur la pollution annoncée et irréversible de milliers   d’hectares de cultures, au travers de l’épandage d’un digestat à la composition non identifiée,

Ou encore, dénoncer la cécité de certaines entités devant la déviance de prétendus acteurs de la transition énergétique prêts à exploiter, avec une réelle perversité le contenu de nos codes législatifs et par la même occasion l’impuissance de quelques énarques devant les lobbys,

Rejoignez nous !

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Art. 22 – Les réflexions évolues

Il semble que les réflexions évoluent … C’est bon signe !

Ce n’est pas gagné, mais c’est bien.

On irait presque jusqu’à dire :

 » élève en progrès. Peut mieux faire, mais en attendant soulignons le travail accompli. » 

L’article de L’ESSOR paru jeudi dernier fait état de notre manifestation et d’une visite d’élus sur l’unité de méthanisation de Mortagne en Sèvre.

Nous vous avions déjà mis en avant cette unité dans l’article 15 de notre blog.

Les différences avec le projet qui nous préoccupe sont frappantes.

(Source des infos ci-dessous : Site internet de l’exploitant)

Origines :

♦ Lisiers et fumiers des exploitations 14900 Tonnes/an
♦ Sous produits et déchets de l’agroalimentaire› Graisses d’abattoirs› Graisses de transformation de volailes› Déchets de biscuiterie industrielle 6050 Tonnes/an

(Soit plus de 70% de d’intrants d’origine agricole et pas de main mise de la part d’un intervenant extérieur) 

Volume :

21000 tonnes/an dont 4600 acheminées par tuyauterie (d’où l’importance du choix d’implantation)

57 tonnes par jour par transport (3-4 livraisons/jour)

Aucun stockage, ni aucune manipulation de produits en extérieur. 

A l’occasion d’une journée de réflexion sur la méthanisation (nous aurons l’occasion d’en reparler dans les jours à venirà laquelle nous avons été invités, les participants (Ingénieurs agronomes, spécialistes de la méthanisation, etc.) formulaient tous les réflexions suivantes :

 » on n’adapte pas un territoire à une unité de méthanisation. »

 » on commence par identifier les intrants et le territoire potentiel d’épandage pour déterminer la taille et le modèle d’exploitation. A défaut, c’est le casse-pipe financier assuré ! »   

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Art. 20 – La presse en parle – La méthanisation une activité qui aiguise les appétits ?

Entre l’activité vertueuse

basée sur l’utilisation et la mise en valeur des  »sous-produits » issus de l’agriculture, 

censée apporter un complément de revenu aux exploitants 

et l’activité industrielle décrite dans l’article ci-dessous, il y a ….. bien des différences.

Et d’ajouter, que ces unités  »territoriales »

vont venir rebattre les cartes et les orientations, en matière de business plan,

de la SAS SAINT-LOUIS ENERGIES et la concurrencer sur la disponibilité des surfaces d’épandage.

Avec ces volontés politiques 

qui consistent à faire plus que ce que la terre peut admettre,

on marche sur la tête ! 

 

Méthanisation - Guerre déclarée

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